Gospel Reflections

Quatrieme dimanche du Temps Ordinaire

Matthieu 5:1-12a

Reflexion par Sœur Marie-Angele Kitewo

Published: January 29, 2017


Dès le premier verset de ce passage évangélique, l’attention est attirée sur les lieux, le milieu naturel dans lequel Jésus s’est situé pour proclamer les béatitudes. C’est sur la montagne : un lieu surélevé et bien visible à la foule.

Les paroles prononcées à haute voix, sur la montagne, vont loin ; elles sont emportées par les ondes et par les vents. Or, nous le savons bien que le vent, «personne ne sait d’où il vient, ni où il va». Sa direction n’est ni prévisible, ni fixée.

Ce qui est dit à partir du sommet de la montagne est supposé être entendu dans les alentours aussi bien proches qu’éloignés. Ce qui est fait sur la montagne est supposé être vu par beaucoup sinon par tous.

Par le choix de la montagne comme lieu de sa prédication, Jésus indique la destination de son message : c’est le monde entier. «A la vue de la foule, Jésus gravit la montagne, il s’assit, ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, prenant la parole, il les enseigna en

disant.» Tous nous sommes invités à écouter et à accueillir ce message de salut, à le vivre en témoins engagés, tout au long de notre vie. D’ailleurs, c’est lui-même qui nous a dit: «Vous êtes le sel de la terre ; vous êtes la lumière du monde» (Mt.5, 13-14).

Pour bien insister sur la visibilité de notre témoignage, Jésus précise et détermine bien le lieu où il faut mettre une lampe allumée, «sur le lampadaire» afin d’éclairer toute la maison (Mt.5, 15-16). C’est donc une obligation pour nous de rendre visibles nos bonnes actions afin d’attirer d’autres frères et sœurs à Dieu.

Le contenu des béatitudes enseignées par Jésus forme le condensé du programme de vie de tout croyant engagé à la suite du Christ. Le fait de faire précéder l’annonce de chaque béatitude par le mot «Bienheureux ou Heureux ceux qui …» crée une certaine ambiguïté ou même un contraste fort marqué, car ce qui suit après le mot  «heureux» est en rapport d’opposition avec ce qui précède. En effet, notre monde actuel est caractérisé par les actes de violence, les terreurs des guerres qui frappent et exterminent des nations entières.

Comment peut-on dans de telles circonstances se considérer «heureux» ? Est-on heureux là où il y a des pleurs? Quel bonheur peut-on ressentir quand on est persécuté et/ou chassé de son propre pays? Quand on est insulté ou même tué !...

En utilisant ce langage étrange, Jésus annonce implicitement l’existence d’une autre vie, celle qu’Il est venu nous apprendre, celle qui fait de nous les fils et filles de son Père, les enfants de Dieu. C’est la vie dans l’Esprit. «Comme les brebis connaissent la voix de leur berger» (Jn. 10, 14), ainsi les enfants de Dieu que nous sommes, sont sensibles à l’action divine grâce à l’Esprit qui agit en eux. Bien que les béatitudes soient proclamées à l’intention de tous les peuples, seuls ceux qui sont sous la mouvance de l’Esprit de Dieu ont la capacité d’en saisir le sens profond et de pénétrer le vrai sens de ce langage presque énigmatique utilisé par Jésus dans cette prédication sur les Béatitudes.

Prions pour demander la lumière nécessaire afin de comprendre la signification spécifique des Béatitudes pour notre temps. Chantons ensemble :  

Toi qui es lumière,  

Toi qui es l’amour

 Mets dans nos ténèbres  

Ton Esprit d’amour

        

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