Gospel Reflections

Feast of the Assumption

Luke 1:39-56

Feast Day Reflection by Sister Bernadette Jansens

Published: August 15, 2015

Read Luke 1:39-56

Mary set out and traveled to the hill country in haste to a town of Judah, where she entered the house of Zechariah and greeted Elizabeth. Read More…


The Scriptures do not mention this mystery of the Assumption of Mary. But very early, the Church testified to this event. We speak of the dormition of Mary or of the passing of Mary. What a beautiful feast! This pure creature goes to Heaven, after Jesus, the Word incarnate.

What do we read in the Gospel today? On this day, we see Mary who goes on the journey into the hill country into a village in Judea. She arrives and greets Elisabeth. When Elisabeth hears the greeting, because she also is with child, the child leaps within her. She is filled with the Holy Spirit and cries out with a loud voice: Blessed are you, Mary, among all women. And Mary responds: My soul exalts in the Lord…because he has bent down to his lowly servant. Mary remains about three months and then returns to her own home.

During this time of summer vacation, may we, like Mary, go to visit and to give whatever service we can to others. This feast is special, especially for us, Sisters of Notre Dame de Namur. We are Sisters of Mary. Like the French writer, Paul Claudel, who experienced conversion in front of the statue of the Blessed Virgin in Notre Dame Cathedral in Paris, let us pray with Claudel:

"Mother of Jesus, I do not come before you to pray; I have nothing to offer and nothing to ask. I come only to look at you. I come for a moment with nothing while everything stops and I have nothing to say—but only to look at your face because you have saved me, because you are there always. And simply because you are Mary! Amen.”

Happy Feast of Mary, assumed into Heaven, and into the glory of God!

 



Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.

Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n'ai rien à offrir et rien à demander.

Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela

Que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.

Midi !

 

Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regarder votre visage,

Laisser le cœur chanter dans son propre langage.

Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein,

Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,

La femme dans la Grâce enfin restituée,

 

La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,

Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.

Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,

Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,

Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées,

Parce que vous m'avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,

Parce qu'elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense,

Parce qu'à l'heure où tout craquait, c'est alors que vous êtes intervenue,

Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,

Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,

Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

 

Paul Claudel (extrait de "La Vierge à midi", Poèmes de Guerre, N.R.F., 1914-1915)

 

 

 

 



 

 

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